Notre Vie N’attend Plus Que Nous

Beaucoup d’entre nous attendent toujours quelque chose : nous attendons de trouver le partenaire idéal; nous attendons d’avoir un meilleur emploi; nous attendons notre retraite; nous attendons un enfant. Nous attendons d’avoir la « chance » enfin de faire ce que nous aimons. Nous attendons… et pendant ce temps-là, notre Vie passe…

Et si c’était plutôt notre Vie qui attend après nous?
Peut-être qu’il est enfin temps maintenant :
De mettre en marche la réalisation de ce rêve que nous portons dans notre cœur depuis si longtemps, plutôt que d’attendre que toutes les conditions soient favorables;
De régler cette relation qui traîne plutôt que d’attendre que l’autre fasse les premiers pas;
De résoudre ce conflit qui s’éternise plutôt que de rester campé sur nos positions, où toutes les parties sont perdantes;
De changer d’emploi plutôt que de se faire violence en occupant des fonctions où nous ne nous réalisons pas;
De prendre les moyens pour guérir de nos blessures plutôt que de les fuir dans l’alcool, le travail, les drogues, la consommation, et autres dépendances;
De faire les changements nécessaires dans notre vie pour nous permettre d’être plus heureux, plutôt que d’espérer que ces changements viennent d’eux-mêmes;
De prendre son bonheur en main, plutôt que de souhaiter être heureux un jour;
De faire le ménage dans notre vie et dans nos relations, plutôt que de continuer à tolérer des situations et des personnes qui nous tirent vers le bas plutôt que de nous élever;
De faire plus de ce qui nous plaît dès aujourd’hui et moins de ce qui ne nous plaît pas;
De commencer à prendre soin de nous plutôt que de toujours nous oublier dans nos relations avec les autres;
De mettre du positif dans notre vie plutôt que de nous plaindre qu’il y a trop de négatif autour de nous;
D’être soi-même une personne qui sème la joie de vivre plutôt que d’attendre d’en rencontrer une;
De se prendre en mains plutôt que d’attendre que quelqu’un règle nos problèmes à notre place;
De changer soi-même ou de faire d’autres choix plutôt que d’attendre que l’autre change;
De devenir plus conscients de nos pensées, de nos actes et de nos décisions plutôt que de filer sur le pilote automatique et se réveiller un jour en nous demandant où est passé notre Vie;
D’écouter cet élan de Vie en soi plutôt que de subir sa Vie.

Notre vie nous attend. Elle est prête, elle, depuis toujours, à collaborer à notre bonheur.
Mais trop souvent, nous sommes là à attendre qu’elle fasse le boulot à notre place!
Assumons ce que nous sommes et ce que nous voulons.
Nous ne sommes pas sur terre pour attendre. Nous sommes sur terre pour VIVRE.
Alors, que ferez-VOUS aujourd’hui, concrètement, pour prendre votre Vie en mains? Quel premier pas pouvez-vous faire dès maintenant pour améliorer le reste de votre Vie?

Diane Gagnon

L’histoire de la jeune fille qui voulait atteindre le ciel

Elle achetait des livres qui lui parlait de spiritualité, d’unité, d’émotions positives, de lumière et d’amour inconditionnel.

Elle essayait de toutes ses forces d’être parfaite, et de l’atteindre ce Ciel que ses récits décrivaient.

Elle essayait de gommer ses ombres, pour atteindre cette lumière.

Elle essayait d’être joyeuse, alors qu’elle était souvent triste.

Elle essayait d’être linéaire alors que tout en elle n’était que chaos et tsunami.

Elle essayait d’être calme alors qu’elle sentait la tempête.

Elle tentait de répondre à ce que ces sages écrivaient.

Mais plus elle lisait, plus elle essayait…

Et plus elle échouait.

Elle restait immuablement humaine et duale,

Avec ses émotions paradoxales.

Elle était l’inverse de tout ce qui était écrit ;

Et s’écroulait donc accablée et accroupie.

Pourquoi donc n’était-elle pas parfaite comme tous ces gens qui savaient,

Qu’ils étaient des êtres illuminés et éveillés ?

Épuisée, elle alla se coucher et se mit à rêver.

En songe, elle vit une grande salle :

D’un côté des hommes cravatés et même certains sages ;

De l’autre des musiciens, chanteurs et poètes délurés,

Dans un vaste bordel coloré.

Les cravatés, ne pouvant tolérer une telle pagaille, partirent sur le champ !

Et il ne restait dans cette salle que tous ces gens étonnants !

Surprise, au réveil elle comprit.

Elle mit de côté tous ses livres,

Et décida de vivre !

Elle accepta alors toute son humanité,

Ses sautes d’humeur, et son cœur parfois fermé.

Elle accepta toutes ses parts et sa dualité !

Et grâce à cela, elle trouva enfin son unité.

Son cœur s’ouvrit alors en corolle,

Car elle ne jouait plus aucun rôle.

Pour une fois elle s’aimait, même si rien n’était parfait.

Elle aimait même tout ce qu’elle avait tant cherché à masquer toutes ces années.

Elle arrêta donc de se faire violence,

Et entra dans sa propre danse.

Elle n’écouta plus les savants,

Mais son élan vibrant.

Elle devint une femme sauvage,

Capable parfois d’être en rage.

Elle pouvait pleurer,

Car elle en connaissait la beauté.

Elle accepta sa nature de femme cyclique,

Et devint magnifique.

Elle comprit que tout ce qui vivait en elle était divin,

Et la lumière vint enfin !

Elle ne cherchait plus la perfection linéaire,

Car elle sentait qu’elle était comme le mouvement de la Terre.

Elle dansait, chantait et riait maintenant de sa nature paradoxale et cyclique.

Et tout en elle était apaisé,

Car il n’y avait plus besoin de chercher.

Juste sentir la brise des étoiles sur sa peau

Et écouter le cantique des oiseaux.

Elle était maintenant l’océan qui voyait ses vagues.

Elle était la conscience qui vivait ses émotions.

Elle était le divin qui vivait dans son corps humain.

Elle était l’espace infini qui vivait le temps fini.

Elle était le calme qui regardait ses tempêtes.

Elle était l’unité qui vivait sa dualité.

Tout en elle s’était réuni.

Et elle vivait sa vie.

 

Caroline Gauthier dans son livre  AU NOM DU CORPS